C’est le cœur qui lâche en dernier de Margaret Atwood

7 Fév

Résumé:

Imaginez: une crise économique ravage le pays. Vous perdez votre travail, puis votre maison. Votre survie ne tient qu’aux maigres pourboires que votre compagne gagne dans un bar sordide. Vous dormez dans votre voiture – vous baisez dans votre voiture- poisseux et désabusés. Tout cela, jusqu’à ce qu’un jour, un spot publicité illumine votre vie: la ville de Consilience.

Là-bas, la communauté vous fournit un travail, une maison, et le confort d’une vie paisible. Le hic ? Seulement un mois sur deux. Sa jumelle en effet, Positron, une prison 2.0, est votre deuxième maison. Qu’importe; vous y êtes aussi nourris, logés et blanchis non ? Deuxième hic cependant. En revenant de votre mois à Positron, vous tombez sur un billet brûlant de votre Alternante, Jasmine « celle qui occupe vos draps quand vous n’y êtes pas ». Ecrit au rouge à lèvres fuchsia, accompagné d’un baiser, ce petit mot vous obsède: « Je suis affamée de toi. ».

Condamnés + Résilience = un séjour en prison aujourd’hui, c’est notre avenir garanti.

C’est le coeur qui lâche en dernierNe vous fiez pas aux apparences.

Mon avis:

J’ai vraiment été ravie de commencer 2018 avec cette petite merveille. C’est le cœur qui lâche en dernier est un savant mélange entre dystopie, science-fiction, romance et suspense. La plume de Margaret Atwood est incroyable: intrigue ficelée à merveille et personnages déroutants. A consommer sans modération!

Les personnages: tel est pris qui croyait prendre

J’ai découvert Margaret Atwood avec La Servante Ecarlate – qui est d’ailleurs maintenant une série à succès sur Netflix. Ce qui m’a tout de suite plu chez l’auteure, c’est sa capacité à nous immerger dans le récit grâce à une peinture époustouflante des vices, désirs et pensées de ses personnages.

La narration y contribue énormément. Un peu comme dans Gone Girl, on alterne entre le récit de Stan, mari ronchon et émasculé par la honte de ne plus pourvoir aux besoins de sa femme, et Charmaine, sa femme, tellement douce qu’elle en devient presque insipide. Mais attention ! Pas de stéréotypes: le développement des personnages est vraiment génial. Des surprises du début à la fin. 

Margaret Atwood – créatrice d’ambiance

Le deuxième gros point fort de l’auteure selon moi, c’est sa capacité à créer des situations et des ambiances quasi papables. Margaret Atwood nous met mal à l’aise, nous fait rire et renverse les codes: l’amour dégoûte, le confort enferme. Si vous aimez les remises en questions et les fresques sociales, je vous le recommande vivement!

Du suspense à la Black Mirror ?

J’ai été assez surprise de retrouver une touche de science-fiction dans le roman. Découvrir certaines nouvelles technologies et leurs éventuelles conséquences: c’était inattendu et ça aurait pu virer au fiasco, mais c’est resté cohérent avec l’histoire, et je dirai même que ça a ajouté un certain réalisme au récit; du genre: « Et si ça venait vraiment à se produire? ».

C’est le coeur qui lâche en dernier – tout est une question de choix.

Et vous, déjà un coup de coeur 2018 (; ?

 

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